Jean-Louis YABAMBA MAKADI*
*Chef de Travaux à l’UPN
https://doi.org/10.62362/KRUI6186
Résumé
Le défi de la socialisation des enfants dans les camps militaires et policiers dans la Ville-Province de Kinshasa a été toujours au centre de la préoccupation des parents qui prestent sous le drapeau de la République. Cependant, force est de constater que cette socialisation se révèle inefficace à cause d’un habitat inapproprié caractérisé par : L’insuffisance spatiale et promiscuité, dégradation matérielle et insalubrité, l’accès irrégulier aux services essentiels, l’enclavement géographique et isolement, le contrôle institutionnel et militarisation de l’espace, le déficit d’espaces récréatifs et culturels, la fragmentation sociale et rapports de genre, les carences socio-éducatives et encadrement familial, l’exposition à la violence institutionnelle et interpersonnelle et le stress environnemental et santé mentale. Pour pallier à cette situation, il va falloir : L’État doit décliner une politique volontariste. La création d’espaces communs de qualité. Réglementer drastiquement le ratio habitants/m². L’implication des comités de résidents dans la supervision des normes d’occupation. Le renforcement de l’offre sociale et l’accès aux soins doit être optimisé par l’implantation de dispensaires modulaires et d’équipes mobiles chargées de vaccination, de dépistage et de sensibilisation à l’hygiène.
Mots clés : Socialisation, habitat inapproprié, promiscuité, militarisation et insalubrité
