Place des traditions orales dans la construction de l’historiographie congolaise

Kabuika Kankuenda Jonathan* et Mwanga Mwa Kabwika Nadine**

 *Doctorant et Assistant à l’UPN/Kinshasa – RD. Congo

*Chef de Travaux à l’UPN/Kinshasa – RD. Congo

https://doi.org/10.62362/SCOK6021

 Résumé

 Cet article se penche sur le rôle crucial que jouent les traditions orales dans la construction de l’historiographie congolaise, en mettant en lumière leur contribution à la préservation de la mémoire collective et à la réappropriation de l’histoire par les Congolais. L’étude explore comment ces traditions orales, souvent marginalisées par les récits historiques dominants issus de la période coloniale, offrent une contre-narrative essentielle qui non seulement complètent, mais parfois contredisent les documents écrits produits sous l’influence coloniale. Les traditions orales sont présentées non seulement comme un moyen de conserver et de transmettre l’histoire, mais aussi comme un outil de résistance culturelle et de réaffirmation identitaire.

À travers des études de cas détaillées et des analyses critiques, l’article démontre l’importance de ces récits oraux pour une compréhension plus nuancée et inclusive du passé congolais. En outre, il aborde les défis méthodologiques auxquels sont confrontés les historiens lorsqu’ils intègrent ces traditions dans une historiographie académique. Ces défis incluent la vérification de l’authenticité des récits, la gestion des variations narratives, et l’interprétation contextuelle nécessaire pour que ces traditions soient intégrées de manière rigoureuse et significative. Ainsi, l’article souligne l’importance de développer des méthodes appropriées pour que les traditions orales puissent pleinement contribuer à une historiographie congolaise décolonisée et plus représentative.

 Mots-Clés : 03 article inter place de l’historiographie dans la tradition orale

 

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