Timothée Mutia Kwabo*
*Chef de Travaux/UPN, Kinshasa, RD Congo
https://doi.org/10.62362/KSMP6384
Résumé
L’objectif poursuivi dans cette étude est de déterminer le degré d’intégration financière par la mobilité des capitaux en Afrique centrale en utilisant l’approche de Feldstein et Horioka réexaminée sur un panel de 11 pays de la CEEAC sur la période comprise entre 2004 et 2022. La structure des données dénote une hétérogénéité des termes constants et une homogénéité des coefficients des variables explicatives. Le modèle à effets individuels fixes ou aléatoires a été utilisé pour les estimations. Les différentes analyses économétriques effectuées avec données de panel montrent que la valeur du coefficient de rétention d’épargne est conditionnée par les spécificités nationales. L’évolution de la courbe de coefficient de rétention de l’épargne montre un degré d’intégration financière globalement forte arrimée à la tendance de la conjoncture internationale avec des fortes fluctuations en périodes des crises économico-financières mondiales. En utilisant la périodisation employée par Feldstein-Horioka, les modèles à effets fixes et à effets aléatoires ressortent l’existence d’une tendance baissière de l’intégration financière en intervalles de temps réguliers. L’épargne rapportée sur le PIB impacte positivement les investissements tandis que le solde de la balance commerciale en pourcentage du PIB défavorise l’investissement en Afrique Centrale.
Mots-clés : Mobilité des capitaux, Intégration financière, Modèle à effets individuels, CEEAC.
